vendredi 15 juillet 2016

Trois techniques avancées pour créer de l’émotion, de la surprise, de la tension, bref, transporter votre lecteur : imaginer un climax inévitable, mais imprévisible — Partie 2

Femme écrivant à la main devant son ordinateur.
« Certains sont là depuis longtemps, un appareil photo en bandoulière, ils attendent avec patience le climax promis. » Hélène Dorion
Si nous avons étudié, dans le précédent article, le premier conseil d’écriture qui consiste à raconter un bon drame familial, aujourd’hui, il s’agira de travailler le climax de vos romans, étape ô combien importante ! D’ailleurs, William Shakespeare n’oserait dire le contraire !

En effet, dans tout roman digne de ce nom, l’histoire monte progressivement en intensité et aboutit à un point culminant appelé climax, moment de tension ultime qui précède le dénouement.

Mon but pour ce billet sera justement de vous aider à travailler ce point de non-retour dans votre intrigue (source d’émotion et de suspens) pour que votre livre ait l’effet de montagnes russes. Une fois engagé, le lecteur ne devrait plus pouvoir abandonner votre récit avant d’en voir le fin mot. Alors, prêt à monter dans le manège ?

dimanche 10 juillet 2016

Trois techniques avancées pour créer de l’émotion, de la surprise, de la tension, bref, transporter votre lecteur : raconter un bon drame familial (à la manière de Shakespeare) — Partie 1

Une lectrice trouvant un livre choquant.
Tous les écrivains devraient connaître ces trois techniques qu’utilisait le dramaturge anglais, William Shakespeare, pour envoûter et transporter son public.

Parmi les choses qu’un lecteur recherche dans un livre, on retrouve bien sûr les codes d’un genre, le traitement de thèmes qui l’intéressent, un style d’écriture plus ou moins érudit, mais surtout une bonne histoire…

Parfois, une intrigue haletante peut faire oublier d’autres défauts. Par exemple, beaucoup ont reproché à l’écrivain suisse Joël Dicker d’avoir adopté un style d’écriture « pauvre » dans son roman, La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, qui lui a pourtant valu en 2012 le Grand prix du roman de l’Académie française et le prix Goncourt des lycéens. Cependant, la majorité des observateurs s’accordent sur son habileté à enchaîner les rebondissements à un rythme soutenu.

La dramaturgie est un art qui s’apprend. Je vous propose aujourd’hui de découvrir quelques techniques pour dynamiter votre histoire et susciter l’intérêt chez le lecteur. Pour l’élaboration de cet article, je me suis inspiré des conseils prodigués dans le livre, Shakespeare for Screenwriters : Timeless Writing Tips from the Master of Drama de J.M. Evenson, une spécialiste des œuvres de Shakespeare.

lundi 4 août 2014

Interview de Mélanie Fazi, auteure de fantastique : « Pour moi, l’écriture proprement dite n’est qu’une phase infime du processus. »

Mélanie Fazi, née le 29 novembre 1976 à Dunkerque, est auteur de fantastique et traductrice de fantasy et de fantastique.
Mélanie Fazi est une auteur de fantastique publiée et traductrice de fantasy et de fantastique. (Source photo : Draftquest)
Née en 1976 à Dunkerque, Mélanie Fazi est surnommée « la princesse du fantastique français ». Elle partage son temps entre la traduction, dont elle a fait son métier, et l'écriture. Elle s’est fait remarquer par ses nouvelles fantastiques (dont plusieurs ont été traduites et publiées dans des revues anglo-saxonnes) avant de passer au roman. Elle a reçu le prix Merlin 2002 pour sa nouvelle Matilda et le prix Merlin 2004 pour son roman Trois pépins du fruit des morts. De même, elle a remporté en 2006 le Grand Prix de l'Imaginaire de la meilleure traduction pour Lignes de Vie de Graham Joyce.

Mélanie a bien voulu nous accorder un entretien. Elle y revient sur son parcours et livre de précieux conseils aux aspirants écrivains. Autant vous dire que c’est avec joie que je vous invite à découvrir la suite de cet article. Par ailleurs, je remercie notre auteur de fantastique pour sa sympathie et sa générosité !

Je ne saurais trop vous conseiller de visiter les Rêves de cendre, le blog de Mélanie Fazi que celle-ci alimente régulièrement.

mercredi 25 juin 2014

7 outils pour accrocher votre lecteur

Johnny Depp lit un livre.

Dernièrement, en parcourant Internet, un article a attiré mon attention. C’est le billet de Monica, une jeune Américaine qui tente de se faire une place dans le monde de l’édition avec son premier roman.

De nature généreuse, l’aspirante-écrivaine partage sur son blogue les conseils prodigués par Kathryn Johnson, une auteure expérimentée ayant publié plus de 40 romans (la plupart des romans historiques). En effet, celle-ci tient un stage d’écriture sur la manière de captiver le lecteur.

Monica cite 7 recommandations que je prendrais le soin de développer.

vendredi 7 mars 2014

Surmonter les pannes d’inspiration : Stanley Kubrick à la rescousse de l’apprenti écrivain !

Photo de Stanley Kubrick, un réalisateur américain né le 26 juillet 1928 à New York, dans le quartier du Bronx, et mort le 7 mars 1999 dans son manoir de Childwickbury.

Il faut dire que, depuis un bout de temps, le blogue est resté inactif. Quelques projets qui me tenaient à cœur ont accaparé mes heures libres. Je ne vous ai pas oublié, la preuve en est que j’ai répondu un par un à chaque message que vous m’aviez fait parvenir. Que ce soit une question, des compliments ou des propositions d’articles, votre cher serviteur a traité de son mieux chaque requête.

Qui ne s’est jamais retrouvé devant une panne d’inspiration ? Vous connaissez bien l’exigence du métier d’auteur, les dilemmes moraux auxquels vous êtes confronté, stylo en main. Dois-je préférer le point de vue omniscient au point de vue interne rapporté à la première personne ? Dans quelles circonstances mon protagoniste rencontre-t-il l’antagoniste ? Ou bien quels traits de caractère donner à mon héroïne ? Autant de questions qui peuvent mener à l’hésitation voire au blocage. Seulement, le syndrome de la page blanche est synonyme de perte de motivation, de perte de repères.

Si vous vous reconnaissez dans les lignes ci-dessus, cet article est alors fait pour VOUS. En fait, par sa grande expérience, Stanley Kubrick, le réalisateur américain auquel Vince Gilligan, le papa de Breaking Bad, faisait mention dans un article précédent, peut bien aider à surmonter les pannes d’inspiration et améliorer la construction de vos intrigues. (Le réalisateur est décédé il y a quinze ans, jour pour jour. Donc, considérez ces lignes comme un hommage sincère.)

Pour ceux qui ne connaissent pas le monsieur, parmi ses films les plus marquants, citons Lolita, Docteur Folamour, 2001, l’Odyssée de l’espace, Shining ou encore Full Metal Jacket.